Ma soeur

Ma soeur appelle… mais cet écart ne nous mènera nulle part
Nos mondes différents, ses tempêtes, mes remparts
Toutes nos injonctions, ces voleurs sans gendarmes
Ces gardes fous futiles qui ne mènent qu’aux larmes

Ma soeur je l’appelle… mène bien cela ?
Pourquoi devrais-je m’échiner, pourquoi donc, ma foi…
Devrais-je subir ce joug, l’absence qui désarme
Ces mots qu’elle ne dit pas et qui me mènent aux larmes

Ma soeur tu l’appelles… et te ramène à moi
Toi tellement disparu, que je n’attendais pas
Tu viens tout chambouler, ta folie et ton charme
Cette passion de nous, cette Chimène aux larmes

Ma soeur m’appelle… donc me ramène à moi
A mes erreurs passées, celles que je n’ dis pas
Ce train lancé si fou, sans pilote, sans alarme
Cette image si floue qui souvent mène aux larmes

Ma soeur me rappelle… or ne mène plus hélas
A tout ce temps perdu et laisse au vide la place
Cette porte fermée et derrière ce vacarme
Que tu n’auras pas fait car il n’amène que larmes

Ma soeur n’appelle… ni ne dit mot d’émoi
Et par son silence je m’étouffe, je me noie
Je vis toutes ses angoisses et je reste sans armes
Sans défense et sans joie, sans hymen, sans larmes

Ma soeur s’appelle… car mène, ma sœur, …à moi
Ma propre conjonction, ce miroir en éclats
Pyramide inversée car mène toujours à Parme
Ou au  Rhum, c’est selon, mais toujours mène aux larmes.

mainscroisees.jpg

2 Réponses à “Ma soeur”

  1. fleurdesel dit :

    Je ne comprends pas pourquoi, je n’arrive pas arriver sur ta page… Elle ne s’ouvre pas, et y est noté « Error »….
    Entre posie et grammaire… Très jolie, Bravo.
    Bises.
    Fleur de Sel

  2. nathly dit :

    tu tisses les mots en de grands draps de lin, en de petits mouchoirs où la peine se cachent, où les dentelles jaunissent dans de grands tiroirs…
    c’est magique…
    Une très plume court entre des doigts…
    pensées sud
    nathalie

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